L'IA dans les concessions : où en est-on ? (chiffres Anfa 2026)
6 % des professionnels de l'automobile utilisent l'IA, 94 % pas encore. Voici l'état des lieux chiffré : qui adopte, pour quels usages, et pourquoi le téléphone reste le premier chantier.
D'après l'étude Anfa (décembre 2025), relayée par Le Journal de l'Automobile n°1349 (avril 2026), l'intelligence artificielle reste un chantier neuf dans la distribution automobile. La grande majorité des concessions ne l'ont pas encore adoptée.
Cet article fait le point sur les chiffres : combien de professionnels utilisent déjà l'IA, quels métiers ouvrent la voie, et pour quels usages. Sans survendre : l'adoption est encore minoritaire, et c'est justement ce qui en fait une opportunité pour celles qui s'y mettent maintenant.
Où en est l'IA dans les concessions
Le constat de l'étude Anfa est net : 6 % des professionnels de l'automobile interrogés déclarent utiliser l'IA. Autrement dit, 94 % ne l'ont pas encore adoptée. On est au tout début de la courbe.
Ce chiffre n'est pas un motif d'inquiétude, c'est un indicateur de marge. Les concessions qui s'équipent aujourd'hui prennent une avance sur un usage qui va se généraliser, comme l'ont fait le CRM ou la signature électronique avant lui.
0 des professionnels utilisent déjà l'IA
0 ne l'utilisent pas encore
Étude Anfa, décembre 2025 : 6 utilisateurs sur 100 professionnels interrogés.
Qui adopte l'IA, et dans quels métiers
L'adoption n'est pas uniforme : certains métiers vont plus vite que d'autres. D'après l'Anfa, la carrosserie et le vitrage arrivent en tête, avec 19 % de professionnels équipés, soit plus de trois fois la moyenne.
Viennent ensuite la vente de véhicules particuliers (9 %) et la location de véhicules (8,3 %). Côté taille d'entreprise, ce sont les structures de 11 à 19 salariés qui adoptent le plus (14 %) : assez grandes pour avoir du volume à traiter, assez agiles pour tester vite.
Carrosserie et vitrage
19 %
Vente de véhicules particuliers
9 %
Location de véhicules
8,3 %
Structures de 11 à 19 salariés
14 %
Part des professionnels déclarant utiliser l'IA, par segment. Source : étude Anfa, décembre 2025.
Les six familles d'usages identifiées par l'Anfa
L'étude ne se contente pas de compter les utilisateurs : elle cartographie les usages en six grandes familles. De quoi voir où l'IA crée déjà de la valeur en concession.
Relation client
Support par chatbot et assistant vocal : répondre aux appels et messages, qualifier la demande, orienter.
Gestion de flottes et de stocks
Suivi des véhicules, optimisation des stocks de pièces et de VO, anticipation des besoins.
Maintenance prédictive
Anticiper pannes et entretiens à partir des données véhicule, pour lisser la charge atelier.
Communication et marketing
Génération de contenus, campagnes ciblées, animation des réseaux sociaux de la concession.
Tâches administratives
Rédaction de documents et de mails, traitement des factures, saisie et classement automatisés.
Gestion de sinistre
Chiffrage assisté et inspection du véhicule à partir de photos, pour accélérer la prise en charge.
Taxonomie des usages : étude Anfa, décembre 2025.
Le point noir : le téléphone
S'il y a un usage où l'IA a un impact immédiat, c'est l'accueil téléphonique. L'étude rappelle un chiffre que tout responsable de concession connaît de mémoire : 30 à 35 % des appels ne trouvent pas de réponse. Standardistes occupés en showroom, pics du midi, heures de fermeture : le téléphone sonne dans le vide.
C'est précisément là qu'un agent IA disponible 24/7 change la donne. Joignable par téléphone, SMS, email, réseaux sociaux ou chatbot, il peut prendre en charge jusqu'à 60 % des contacts reçus hors horaires d'ouverture : qualifier le besoin, répondre aux questions simples et fixer un rendez-vous atelier ou un essai.
Combien coûte réellement un appel manqué en concession ? On a détaillé le calcul dans un article dédié, pour ne pas le refaire ici.
Lire : le coût des appels manqués en concession« 30 % préfèrent l'humain » : l'IA trie, puis passe le relais
L'étude cite une réserve honnête, formulée par Frédéric Mery (DG d'Alhena) : environ 30 % des clients préfèrent parler à un être humain. C'est un vrai signal, mais ce n'est pas un argument contre l'IA — c'est un argument pour bien l'utiliser.
Le bon modèle n'est pas « l'IA remplace l'accueil », c'est « l'IA trie ». Elle décroche à chaque fois, qualifie la demande, traite ce qui est simple, et passe la main à un conseiller dès que le sujet est sensible ou que le client demande un humain. Le client qui veut une personne l'obtient plus vite, parce que l'équipe n'est plus noyée sous les appels de premier niveau.
Autrement dit : l'IA ne prend pas la place de l'humain, elle lui rend du temps pour les échanges qui comptent.
"Environ 30 % des clients préfèrent parler à un être humain."
Méthodologie et sources
Les chiffres cités dans cet article proviennent d'une étude de l'Anfa (Association nationale pour la formation automobile) publiée en décembre 2025, relayée par Le Journal de l'Automobile n°1349 (avril 2026, article de Jean-Baptiste Kapela).
Natalia n'est pas citée dans cette étude : nous la commentons en tant qu'éditeur d'un agent IA pour la relation client en concession. Les pourcentages sont repris tels quels ; les interprétations et mises en perspective nous sont propres.
Sources
- Étude Anfa (Association nationale pour la formation automobile), décembre 2025 — adoption de l'IA par les professionnels de l'automobile.
- Le Journal de l'Automobile n°1349, avril 2026 — article de Jean-Baptiste Kapela.
Questions fréquentes
Combien de professionnels de l'automobile utilisent l'IA en 2026 ?
Quels métiers de l'automobile adoptent le plus l'IA ?
L'IA remplace-t-elle l'accueil téléphonique en concession ?
Natalia est-elle citée dans l'étude Anfa ?
Voir Natalia sur vos cas d'usage concession
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